Jeudi 3 novembre 2011 4 03 /11 /Nov /2011 02:44

TINTINLICORNE.jpg Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne 8/10

Date de sortie cinéma : 26 octobre 2011

Réalisé par Steven Spielberg
Avec Jamie Bell, Andy Serkis, Daniel Craig, plus

Titre original : The Adventures of Tintin: Secret of the Unicorn
Film pour enfants à partir de 6 ans
Allofamille Pour les familles : plus de détails sur Allofamille.fr 
Long-métrage néo-zélandais , américain . Genre Aventure , Animation
Durée : 01h47min Année de production : 2011
Distributeur : Sony Pictures Releasing France

Dans les festivals : Voir les 1 prix et 0 nominations

Synopsis : Parce qu’il achète la maquette d’un bateau appelé la Licorne, Tintin, un jeune reporter, se retrouve entraîné dans une fantastique aventure à la recherche d’un fabuleux secret. En enquêtant sur une énigme vieille de plusieurs siècles, il contrarie les plans d’Ivan Ivanovitch Sakharine, un homme diabolique convaincu que Tintin a volé un trésor en rapport avec un pirate nommé Rackham le Rouge. Avec l’aide de Milou, son fidèle petit chien blanc, du capitaine Haddock, un vieux loup de mer au mauvais caractère, et de deux policiers maladroits, Dupond et Dupont, Tintin va parcourir la moitié de la planète, et essayer de se montrer plus malin et plus rapide que ses ennemis, tous lancés dans cette course au trésor à la recherche d’une épave engloutie qui semble receler la clé d’une immense fortune… et une redoutable malédiction. De la haute mer aux sables des déserts d’Afrique, Tintin et ses amis vont affronter mille obstacles, risquer leur vie, et prouver que quand on est prêt à prendre tous les risques, rien ne peut vous arrêter…

 

 

Critique :

 

C'est une véritable réussite, tonnerre de Brest !

Steven Spielberg s'est montré brillant en réalisant cette adaptation des aventures de Tintin, et pourtant, il s'est aussi librement écarté d'une version qui collerait trop à la bande dessinée. Pour lui, il n'y a pas de ces petites cases, et il a évité l'aplat et les dialogues à bulles pour donner de la vie et une énergie foudroyante à ses aventures.

Ses personnages reprennent à merveille le caractère des héros originaux en les transformant en aventuriers tout aussi intrépides que des James Bond et des Pirates des Caraïbes.

On n'a même pas le temps de reprendre son souffle puisque toutes ces aventures sont menées tambour battant. Et malgré le rythme rapide, l'aspect humain n'est pas du tout limité, bien au contraire : nous retiendrons par exemple le capitaine Haddock qui donne une leçon à un Tintin découragé qui croit que tout est tombé à l'eau "réaliste, mais c'est un synonyme de défaitiste". "Les murs, il faut les enfoncer", et ses expressions faciales s'accordent parfaitement à son discours, il nous a convaincus. Un peu moralisteur, le film de Spielberg reproche souvent au capitaine Haddock son alcoolisme, en l'exagérant même un peu, mais en évitant que cela devienne un nuage noir en y ajoutant une pointe d'humour. L'épisode du mirage dans le désert reste impressionnant quand le navire de Rackham le rouge fait brusquement irruption dans le sable, nous faisant revivre les aventures du passé.

Qu'ils soient sur un canot de sauvetage (auquel il ne manquerait pas une bouteille de whisky) ou dans un avion qui a besoin de carburant "à l'alcool", les deux héros ne manquent pas de courage. Certes, il manque dans cet épisode le professeur Tournesol qui donnerait du piquant à tout cela, sans lui, ce n'est pas pareil. On retrouve tout de même la chère cantatrice qui rend malade le capitaine Haddock, et Milou aussi. Spielberg a parsemé son film d'humour, le capitaine Haddock qui fait un feu sur le canot de sauvetage, ou Milou qui se tient les oreilles quand la cantatrice chante, ce sont de délicieux moments. Tout va peut-être un peu trop vite, voilà le défaut que l'on peut reprocher à ce film plein de fureur de vivre, mile millions de mille sabords ! On aimerait parfois que tout cela se déroule au ralenti. N'empêche que l'on attend déjà un autre opus du même genre, tout aussi énergique. Avec une petite touche de mystère en plus et la même dose d'aventure et d'humour qui font carburer ce film à fond. 

Par Vampirella Orasul - Publié dans : Critiques de films
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Mardi 23 novembre 2010 2 23 /11 /Nov /2010 16:37
BATTLE.jpgNUIT TAKESHI 
KITANO
Acteur & 
Réalisateur
 
Samedi 27 Novembre 2010 à minuit au Champo / 3 films + 1 petit dej.
 
 A l’occasion de la sortie du dernier film de Takeshi Kitano
“Outrage”, voici au Champo une nuit  cinéma dédiée à cet acteur- auteur hors norme du cinéma japonais. Vous contemplerez à travers ses films une palette de son talent dans des univers très différents :polars très sombres , film de yakuzas et des comédies pleines de poésie. Bonne nuit!   
 
salle 1
Hana-Bi Feux d’artifice 
Japon-1997-1h43-VOSTF.Drame de Takeshi Kitano . Avec Takeshi Kitano, Kayoko Kishimoto, Ren Osugi, Susumu terajima, Tetsu Watanabe...Terriblement traumatisé par la fin prochaine de sa femme et la paralysie d’un de ses collèges, blessé au cours d’un fusillad, le détective Nishi quitte la police . Il va commettre un hold-up pour soulager les misères de ceux qui l’entourent. La sérénité du dermier voyage qu’il entreprend avec sa femme vers le mont fuj, va être brisé par l’arrivée de yakusas vengeurs...
Blood and Bones
Japon-2h24-vostf-Drame, Interdit aux moins de 12 ans . Réalisateur Yoichi Sai . Avec Takeshi Kitano, kyoka Suzuki...En 1923, Kim Shun, un jeune paysans, quitte son île natale, au sud de la Corée, et débarque en bateau à Osaka, au Japon.Son obsession : faire fortune.En soixante ans, cet homme aussi brutal que charismatique connaîtra la richesse et le pouvoir, mais se condamnera à la solitude, puisqu'il n'aime que ce qu'il a détruit...
Kids Return
Japon-1996-1h47-VOSTF. Comédie dramatique de Takeshi Kitano . Avec Masanobu Ando, Ken Kaneko, Leo Morimoto, Hatsuo Yamaya, Mitsuko Oka... Itinéraire de deux copains d’école qui tentent de s’en sortir par l’intermédiaire de la boxe, milieu baigné par la mafia et le crime...
 
 salle 2
 Battle Royale 
Jeu de massacre-Japon-1h53-VOSTF-interdit aux moins de 16 ans. Un film de Kinji Fukasaku Avec: Takeshi Kitano, Yoshio Akamatsu, Keita Ljima, Tatsumichi Oki, Toshinori Oda, Shogo Kawada.. Les élèves du collège shiroiwa ont été transportés sur une île déserte par une armée mystérieuse! Un adulte surgit tout à coup devant eux : leur ex-professeur kitano. Il leur annonce l'ouverture du jeu: "Aujourd'hui, je vous demande de faire une petite tuerie entre vous." Puis il leur présente deux nouveaux élèves très inquiétants. des coups de feu retentissent pour convaincre les incrédules. Ce film de Kinji Fukasaku avec Takeshi Kitano dans le rôle du maitre de jeu, a provoqué de vives remous, et débats de société à l'assemblée, lors de sa sortie au japon. 
 Getting any?
Japon-1h48 -vostf-Drame. Réalisateur Takeshi Kitano. Avec Takeshi Kitano, Toki Hidari...
Un jeune homme naïf et influençable, attirant les catastrophes, est prêt à tout pour arriver à ses fins : s'envoyer en l'air. Tour à tour loser, acteur, yakusa, il finit par être le sujet d'une expérience improbable : devenir invisible, mais il va se transformer en homme-mouche.
 Aniki, mon frère 
Brother-Japon-2000-vostf-1h54. Film policier de Takeshi Kitano Compositeur: Joe Hisaischi. Avec Takeshi Kitano, Omar Epps, Claude Mak. Pour ne pas se soumettre au clan qui a tué son boss, Yamamoto (Takeshi Kitano), un yakuza de Tokyo, retrouve son jeune demi-frère, Ken (Claude Maki), à Los Angeles. Celui-ci a arrêté ses études pour devenir dealer. Il présente Aniki, "son grand frère", à sa bande.Débarqué aux Etats-Unis sans parler un mot d'anglais et confronté à une culture qui lui est totalement étrangère, Yamamoto reconnaît Denny (Omar Epps), un gangster afro-américain qu'il a balafré dans la rue. Malgré une certaine méfiance au départ, une amitié inattendue s'instaure entre les deux hommes, Denny étant le seul à comprendre réellement le code d'honneur des yakuzas.
BLOOD-KITANO.jpgLe Champo Site: www. lechampo.com
51 rue des écoles 75005 Paris. Métro: Odéon ou Cluny La nuit (3 films + 1 petit dej.) : 15 euros  /12 euros en pré vente jusqu’au jeudi inclus. Loc : Sur place & FNAC (+ frais de loc) Organisation Rodolphe Rouxel 06 60 20 81 55 rodolphe.mission@noos.fr




Par Vampirella Orasul
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Vendredi 22 octobre 2010 5 22 /10 /Oct /2010 16:27

 

OPHELIE.jpgChers logeurs,

A partir de maintenant, je vous écrirai à tous les deux en même temps car j’ai l’impression que la communication passe plus ou moins bien entre vous. J’ai pris la décision de payer le loyer en retard, je vous avais bien prévenus que vous deviez me faire la quittance et penser à une solution pour le courrier, comme ça a été le silence radio ensuite, j’en conclus que cela vous est égal de recevoir le loyer n’importe quand. C’est mon droit de ne pas payer le loyer tant que je n’ai pas la quittance du mois précédent, je fais la grève aussi… De toute façon, vous allez faire quoi ?

Nous avons maintenant deux sortes de problèmes : des problèmes humains qui ont été contournés puisque nous avons cessé de communiquer, et des problèmes de respect des droits du locataire, ce qui a toujours été le cas. Le respect, ce n’est pas seulement une vague idée qu’on a en tête, un principe, pour moi c’est dans les petites choses. Vous savez que l’été dernier, vous m’avez fait rater un rendez-vous important, et même le plus important de ma vie, un rendez-vous pour aller chercher un certificat de nationalité française, j’y tenais énormément, c’était la chose la plus importante pour moi. Je m’attends toujours à ce que l’un de vous (ce serait déjà pas mal) le reconnaisse, mais je ne vais jamais lire ces mots : « nous sommes désolés que, malgré nous, différents problèmes de transmission du courrier et de mauvaise communication vous aient amenée à manquer un rendez-vous important pour vous ». Mais dans votre famille, quand il y a un gros problème, on dirait que 20 cm de neige sont tombés, on n’entend plus rien, et on peut être sûrs que personne ne va dire quoi que ce soit, c’est la solution du « faisons comme si de rien n’était »…

Vous avez pris l’habitude de me considérer comme une débile et une petite fille et vous pensez que je ne m’en rends pas compte. Je suis assez étonnée de savoir que votre fille a failli m’envoyer un SMS le jour où il y a eu une coupure d’eau, je ne pensais même pas qu’elle se rappelait que j’étais encore là ; si madame faisait autre chose que fumer et raconter ses gros problèmes au téléphone, elle aurait réalisé depuis longtemps qu’elle pouvait me passer des messages et le courrier, comme ça je n’aurais pas été obligée d’être en contact avec ses gentils frères. Je me serais bien passée de cela, je ne l’avais pas demandé… Vos enfants m’ont assez rejetée comme ça, je ne suis pas obligée d’être en contact avec eux ; je l’ai vécu toute ma vie ce rejet-là, ça m’a énormément blessée… Je n’ai pas envie d’aller dans une famille où l’un des enfants m’a dit d’aller voir ailleurs quand je me sentais très mal, même s’il n’y avait pas d’eau pendant un mois, je préférerais devenir toute noire et boire du coca tout le temps plutôt qu’aller chez vous.

Si vous voulez me dire des trucs philosophiques comme « c’est comme ça », « c’est la vie » et « à Rome on fait comme chez les Romains », je vous réponds que les Romains aussi récoltent ce qu’ils sèment… Et même les débiles ont le droit de s’exprimer…

Votre locataire…

 

TRISTE.jpg

Par Vampirella Orasul
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Mercredi 20 octobre 2010 3 20 /10 /Oct /2010 17:00

The social network, Etats-Unis, 2010, 2 heures

Drame, de David Fincher

Avec  : Jesse Eisenberg, Justin Timberlake, Andrew Garfield…

Date de sortie : 13 octobre 2010

Distribué par : Sony pictures releasing France

5 étoiles

 

SOCIAL.jpg

 

Synopsis : Une soirée bien arrosée d'octobre 2003, Mark Zuckerberg, un étudiant qui vient de se faire plaquer par sa petite amie, pirate le système informatique de l'Université de Harvard pour créer un site, une base de données de toutes les filles du campus. Il affiche côte à côte deux photos et demande à l'utilisateur de voter pour la plus canon. Il baptise le site Facemash. Le succès est instantané : l'information se diffuse à la vitesse de l'éclair et le site devient viral, détruisant tout le système de Harvard et générant une controverse sur le campus à cause de sa misogynie. Mark est accusé d'avoir violé intentionnellement la sécurité, les droits de reproduction et le respect de la vie privée. C'est pourtant à ce moment qu'est né ce qui deviendra Facebook. Peu après, Mark crée thefacebook.com, qui se répand comme une trainée de poudre d'un écran à l'autre d'abord à Harvard, puis s'ouvre aux principales universités des États-Unis, de l'Ivy League à Silicon Valley, avant de gagner le monde entier...

Cette invention révolutionnaire engendre des conflits passionnés. Quels ont été les faits exacts, qui peut réellement revendiquer la paternité du réseau social planétaire ? Ce qui s'est imposé comme l'une des idées phares du XXIe siècle va faire exploser l'amitié de ses pionniers et déclencher des affrontements aux enjeux colossaux...

 

 

L’histoire de Facebook, devenue l’histoire passionnante de toute notre époque

En bref…

Un film passionnant qui n’est pas seulement sur Facebook mais sur notre époque actuelle et les relations réelles et virtuelles des gens entre eux. Très bien écrit, riche de questionnements, à la narration croisée intéressante, on apprend l’histoire de la création de ce site internet par le biais de la vie du créateur, Mark Zuckerberg (26 ans, 35ème fortune mondiale), et de ses copains, loin d’être des saints…

 

Critique :

Une plongée passionnante tout à fait pertinente qui fait la lumière sur la création du site Facebook, on en avait rêvé ! Très bien écrit, tragique, contemporain, drôle, The social network souligne les travers de notre société.

 

Le film ne se prend pas au sérieux et pourtant, il nous fait réfléchir à toutes sortes d’enjeux contemporains, ce qui le rend très riche : l’utilité de créer un réseau social sur internet est questionnée et par le fait même, amène le spectateur à revoir ses propres positions. Est-ce une bonne idée d’avoir son compte Facebook ou pas ? Sont aussi abordés les clubs étudiants des milieux huppés, les rapports entre les sexes, entre les classes sociales, l’attitude des gens fortunés, l’avenir des jeunes d’aujourd’hui…

 

David Fincher, le réalisateur énergique du génial L’étrange histoire de Benjamin Button, reproduit une recette gagnante en s’intéressant de près à un seul personnage traversant des aventures extraordinaires. Son regard curieux n’en fait pas pour autant une hagiographie : tout comme Benjamin Button, Mark Zuckerberg est un produit de son temps, il est loin d’être parfait et le film souligne bien ses défauts, en le faisant souvent paraître comme un petit nul goujat mal habillé, en tongs toute l’année et derrière son ordinateur, tout en montrant son ascension jusqu’au statut de plus jeune milliardaire. Autour du personnage central gravitent d’autres personnalités tout aussi hautes en couleur, sur lesquelles s’attarde aussi Fincher.

 

Ce qui commence par une plongée dans un univers estudiantin souvent idiot, avec des relents de post-adolescence devient une véritable odyssée. Derrière Facebook se cache une genèse racontant des problèmes tout à fait humains, pour commencer la réaction que l’on peut avoir suite à une rupture amoureuse. Le dépit amène à vouloir se venger, et quoi de mieux que de s’exprimer sur internet, en insultant l’autre, pour que cela soit visible à la face du monde ?

 

Le film nous permet de voir des milieux peu connus, par exemple les maisons d’étudiants de Harvard. Si les personnages ne sont pas sympathiques d’emblée (machistes, niais, immatures…), le réalisateur n’hésite pas à les montrer comme ils sont et il analyse de façon incisive leurs rapports entre eux. Lutte entre mâles pour la possession d’une invention : c’est le problème central de ce film. Les relations des fils à papa entre eux s’y trouvent au centre. La narration brillamment menée (il s’agit du procès des créateurs de Facebook qui s’affrontent entre eux, coupé par la vraie histoire qui se déroule dans l’ordre chronologique) marque néanmoins quelques temps morts : les problèmes juridiques ajoutent de la lourdeur, de la longueur, et suscitent peu d’intérêt…

 

Si les scènes clichées du début lassent (il boit de la bière et traite sa copine de pétasse sur internet, on y voit une scène d’initiation dehors sur le campus pendant laquelle il faut enlever ses vêtements malgré la neige), tout cela prend rapidement une tournure dramatique très entraînante. Facebook devient un site qui se répand rapidement partout et fait énormément d’argent… et de conflits.

Ainsi, la vie n’est pas si rose pour les créateurs : leur amitié est malmenée par différents affrontements qui les séparent définitivement, alors que Facebook se veut un réseau d’amitié « cool ». La grande solitude de Mark est soulignée d’une façon intelligente à la fin : milliardaire oui, mais il y a perdu quelques plumes au passage, et traîne la même peine de cœur qui l’avait amené à créer le réseau. Il ne suffit pas de faire une demande d’amis sur Facebook et cliquer sans cesse sur la page de quelqu’un pour que la personne soit à côté de nous, et ça fait réfléchir… Il ne s’agit pas d’un film sur Facebook uniquement, mais bien un questionnement sur notre époque moderne.

 

Culte…

 

Par Vampirella Orasul
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Jeudi 29 juillet 2010 4 29 /07 /Juil /2010 17:18

Date de sortie cinéma : 28 juillet 2010

Réalisé par Daniel Alfredson
Avec Michael Nyqvist, Noomi Rapace, Lena Endre...

Titre original : Luftslottet som sprängdes
Long-métrage suédois . Genre : Policier
Durée : 02h27min Année de production : 2009
Distributeur : UGC Distribution

 

5 étoiles

 

MILLE-3.jpg

 

Synopsis : Après avoir échappé de peu à la mort, Lisbeth Salander se retrouve immobilisée à l'hôpital, dans l'incapacité d'agir... De nombreux chefs d'accusation pèsent toujours sur elle et la font placer en isolement par la police, dans une chambre jouxtant celle de son père, qui la hait et qui n'est guère en meilleur état qu'elle... A l'extérieur, Mikael Blomkvist continue de mener l'enquête sans pouvoir avoir le moindre contact avec Lisbeth. Il ne tarde pas à mettre à jour certaines activités souterraines menées par les services secrets. Ce qui pourrait déstabiliser les hautes sphères de l'État mais surtout

blanchir Lisbeth une bonne fois pour toutes.

 

 

Critique :

La saga Millenium se poursuit et se termine, et ce n’est pas le troisième épisode qui montre du relâchement. En poursuivant sur sa lancée, « Millenium 3 », réalisé par Daniel Alfredson tout comme « Millenium 2 », répond à toutes les questions que l’on se posait, tout en gardant une sorte d’aura mystérieuse.

 

Toujours aussi glacée, l’histoire donne des frissons dans le dos et nous amène à connaître de mieux en mieux le personnage de Lisbeth Salander, cette jeune femme en apparence victime qui a décidé de confronter ses agresseurs, coûte que coûte. Ce personnage bien dessiné, analysé sous toutes les coutures, est interprété par Noomi Rapace, convaincante avec ce rôle qui lui colle à la peau. Fragile et forte, elle illumine le film et s’attire petit à petit toutes les sympathies. Il est intéressant de voir les relations qu’elle noue avec les gens, comme avec son avocate qui est presque une amie, mais qu’elle quitte brusquement sans rien dire.

 

De l’hôpital au palais de justice, la vie de Lisbeth n’est jamais facile : si elle parle peu, elle écrit, agit et son look phénoménal de gothique en dit long. On regrette que l’histoire d’amour entre Mikael et Lisbeth ait pris fin, mais le journaliste est toujours derrière elle, presque télépathe.

 

Mise en scène sobre pour une histoire complexe qui interpelle le spectateur

 

La mise en scène, toujours aussi sobre, ne repose sur aucun effet spécial mais se fait volontairement discrète pour laisser la place à un scénario du tonnerre. L’histoire de l’écrivain Stieg Larsson, riche de complexité et de rebondissements, n’a en effet aucun besoin que l’on en rajoute. C’est un plat servi sans sauce qu’on nous présente, et pourtant on y trouve de la fascination : tout nous interpelle. Plus intellectuel que les autres, « Millenium 3 » prend des allures de « 12 hommes en colère » lors de longues scènes de huis clos juridique où la tension est presque palpable. Les accusations portées, extrêmement graves, n’ont d’égales que les ignominies dont Lisbeth a été victime. On jubile comme à la fin d’un roman d’Agatha Christie quand les coupables se font prendre la main dans le sac.

 

Quelques clichés psychologiques ne sont pas évités : le psychiatre pédophile, la grosse brute qui ne sent rien, et les longues scènes de procès peuvent faire préférer le premier volet plus riche en scènes d’action. La dernière scène dans la briqueterie abandonnée a des allures de « Saw » et l’on pense que ce sera la fin pour Lisbeth. Mais on a la satisfaction de savoir que la justice a été rendue et le courage de l’héroïne impressionne.

 

Originale, cette saga se termine avec beauté, soutenue par ses interprètes talentueux et la fidélité des scénaristes qui rendent un bel hommage à l’œuvre littéraire suédoise.

 

 

 

Par Vampirella Orasul
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