Dimanche 29 avril 2012 7 29 /04 /Avr /2012 01:47

 

VISCONTI.jpg

Synopsis :

Après des années d'absence, Sandra (Claudia Cardinale) revient à Volterra, sa ville natale pour assister à une cérémonie de donation du jardin familial à la Municipalité en la mémoire de son père. Elle est accompagnée de son mari Andrew, follement amoureux d'elle et désireux de connaître le lieu où son épouse a passé sa jeunesse.
Dans cette immense maison, Sandra est envahie par les souvenirs du passé. Elle retrouve surtout son frère Gianni (Jean Sorel), jeune écrivain avec lequel elle entretient une relation ambiguë et qui écrit un roman autobiographique Vaghe stelle dell'Orsa (« Gracieuses étoiles de l'Ourse »), titre emprunté au début du poème Le Ricordanze du recueil Canti de Giacomo Leopardi. Elle revoit également sa mère, pianiste, qui souffre de graves troubles psychiatriques.

Andrew découvre peu à peu que la famille est tourmentée par la mort du père, brillant intellectuel juif déporté par les nazis et mort à Auschwitz. Sandra et Andrew attribuent la responsabilité de cette mort à une dénonciation de leur mère et de son amant, devenu ensuite son second époux. Ébranlé par cette découverte, Andrew organise une réunion de famille en vue de clarifier la situation. Lors de ce repas, les doutes qu'il entretenait quant à la relation incestueuse de Sandra et Gianni sont confirmés. Après s'être battu avec Gianni, il quitte la maison et repart pour les États-Unis. Gianni menace Sandra se de suicider s'il la quitte. Entre son frère et son époux, Sandra choisit son époux et décide de rejoindre Andrew après la cérémonie. Fou de douleur, Gianni brûle son roman et se suicide.

 

Critique :

5/5

Dès le départ, une ombre tragique plane sur le couple qui semble heureux, trop heureux. On se croirait de retour dans le roman "Les hauts de Hurlevent", mais on est en Italie. Claudia Cardinale, sublime, sait retenir toute l'attention et garde son mystère jusqu'à la fin. Cette demeure-là est glauque, à coup sûr elle renferme des secrets inavouables. Même si le problème peut être deviné longtemps à l'avance, il ne s'agit pas ici de facilité puisque la conclusion, la solution, ne viennent pas à l'esprit : c'est un rare moment au cinéma que celui où l'esprit, les yeux sont rivés sur ce qui va suivre. Plein d'érotisme, de sobriété, de tragédie, de caractère, ce film nous rappelle au centuple ce que les Grecs disaient à propos du "pathos", de la passion comme souffrances. Tous sympathiques à leur manière, les personnages sont profondément opposés par leurs passions, causes de discorde. A un moment, on peut croire que la passion incestueuse l'emportera, ils vont si bien ensemble, comme si cela pouvait se pardonner, comme si la passion irrésistible pouvait prendre le dessus. A la tendresse se succède la violence et la fin abrupte n'est pas juste pour le spectateur, mais permet à ce chef-d'oeuvre de Visconti de ne pas tout révéler, le voile pudiquement baissé sur les choses trop tragiques et le malheur qui ne frappe jamais qu'une fois.

 

En ce moment au cinéma Le Champo.

Par Vampirella Orasul - Publié dans : Critiques de films
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Mardi 24 avril 2012 2 24 /04 /Avr /2012 09:46

 

NOUVEAU-DEPART.jpg

Date de sortie

18 avril 2012  (2h 3min
  • Réalisé par
  • Avec
  • Genre
  • Nationalité

 

Synopsis et détails

 

Père célibataire, Benjamin Mee a bien du mal à élever ses deux jeunes enfants. Espérant resserrer les liens familiaux, il décide de prendre un nouveau départ, plaque son travail et achète une vieille maison sur une immense propriété, qui a la particularité d’abriter un zoo délabré. Plusieurs dizaines d’animaux, ours, tigres et bien d’autres, vivent en effet au Rosemoor Animal Park, où la gardienne Kelly Foster et son équipe dévouée tentent de maintenir les installations tant bien que mal. Sans la moindre expérience, avec très peu de temps et d’argent, Benjamin Mee et les siens vont tout mettre en œuvre pour réhabiliter le zoo et vivre ainsi leur plus grande aventure…

 

Critique :
"Nouveau départ" n'est pas nécessairement un film d'aventures mais il nous fait vivre un petit moment avec une famille qui se cherche une nouvelle vie après le décès de la mère. Acheter un zoo, c'est une entreprise assez audacieuse, Mee se lance et son progrès pour faire de ce zoo abandonné un lieu touristique rend la narration entraînante : on sait que l'on va vers une grande surprise. Au passage, on découvre les animaux, on a bien de la peine pour le vieux tigre et on sourit bien devant l'émerveillement de la petite fille de 7 ans. Si l'intrigue amoureuse entre Mee et la gardienne est convenue, le tout ne manque pas de charme et la note finale nous amène à réfléchir : comment revivre après la mort ? Cela n'est jamais facile. Un beau film, un peu trop gentil mais comportant une leçon de vie sérieuse. Damon et Johansson forment une belle équipe, et les enfants sont convaincants !
Note : 4/5
 
 
Par Vampirella Orasul - Publié dans : Critiques de films
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Mardi 24 avril 2012 2 24 /04 /Avr /2012 09:30

 

BLANCHE-NEIGE.jpg

Date de sortie

11 avril 2012 (1h 45min
  • Réalisé par
  • Avec
  • Genre
  • Nationalité

 

Synopsis et détails

Lorsque son père, le Roi, meurt, Blanche Neige est en danger. Sa belle-mère, cruelle et avide de pouvoir, l’évince pour s’emparer du trône. Quand la jeune femme attire malgré tout l’attention d’un Prince aussi puissant que séduisant, l’horrible marâtre ne lui laisse aucune chance et la bannit. Blanche Neige se réfugie alors dans la forêt… Recueillie par une bande de nains hors-la-loi au grand cœur, Blanche Neige va trouver la force de sauver son royaume des griffes de la méchante Reine. Avec l’aide de ses nouveaux amis, elle est décidée à passer à l’action pour reconquérir sa place et le cœur du Prince.

 

Critique :

Non Blanche Neige n'est pas une nullité, et plusieurs point l'empêchent de tomber dans le raté. Si le résultat n'est pas des plus brillants et profonds (on n'y retrouve en rien le mystère d'un "Sleepy hollow" et l'enchantement d'un conte bien raconté), le dynamisme et l'originalité sauvent ce conte comique et modernisé. Les dialogues versent dans la platitude et il est étonnant de voir Julia Roberts gâcher son talent dans ce personnage sans subtilité de méchante belle-mère. Toutefois, les héros principaux s'en tirent bien et les sept nains restent assez réalistes. Sur un plan visuel, les efforts se remarquent et les effets se succèdent. Tout cela doit finir bien, malgré certains éloignements du conte original. Une version de Blanche Neige assez clichée et superficielle, sans prétention mais sympathique.
Note : 3/5
 
 

 

Par Vampirella Orasul - Publié dans : Critiques de films
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Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 03:47

 

Nous sommes le 2 février et je n'ai toujours pas commencé à appliquer une de mes résolutions pour l'année 2012 : réécrire dans mon blog. Je me suis lassée d'écrire pour rien, de bosser gratos (et pour cause...) Mais, si on imagine que ce blog est le reflet de mon âme, il faut le nourrir...

 

Ce soir, j'ai vu deux films, le premier :

   

Sherlock Holmes 2 : Jeu d'ombres

 

Sherlock Holmes 2 : Jeu d'ombres   

Synopsis et détails

Sherlock Holmes a toujours été réputé pour être l'homme à l'esprit le plus affûté de son époque. Jusqu'au jour où le redoutable professeur James Moriarty, criminel d'une puissance intellectuelle comparable à celle du célèbre détective, fait son entrée en scène… Il a même sans doute un net avantage sur Holmes car il met non seulement son intelligence au service de noirs desseins, mais il est totalement dépourvu de sens moral. Partout dans le monde, la presse s'enflamme : on apprend ainsi qu'en Inde un magnat du coton est ruiné par un scandale, ou qu'en Chine un trafiquant d'opium est décédé, en apparence, d'une overdose, ou encore que des attentats se sont produits à Strasbourg et à Vienne et qu'aux Etats-Unis, un baron de l'acier vient de mourir…
Personne ne voit le lien entre ces événements qui semblent sans rapport, hormis le grand Sherlock Holmes qui y discerne la même volonté maléfique de semer la mort et la destruction. Et ces crimes portent tous la marque du sinistre Moriarty. Tandis que leur enquête les mène en France, en Allemagne et en Suisse, Holmes et Watson prennent de plus en plus de risques. Mais Moriarty a systématiquement un coup d'avance et semble tout près d'atteindre son objectif. S'il y parvient, non seulement sa fortune et son pouvoir seront sans limite, mais le cours de l'Histoire pourrait bien en être changé à jamais…

 

Mon avis :

On peut reconnaître à Guy Ritchie son grand sens du spectacle, il nous en a mis plein les yeux, un peu à la manière dont Méliès imaginait le cinéma, plein de merveilles. Les comédiens font honneur à l'histoire de Sir Arthur Conan Doyle et l'on retrouve un Robert Downey Jr très doué pour interpréter un Sherlock plein d'humour, sympathique, alors que Jude Law lui donne la réplique. Les personnages féminins sont tout aussi charmants, et Rachel McAdams apparaît, telle un rayon de soleil, ainsi que Noomi Rapace, que l'on voit sous un jour très différent : elle a fait beaucoup de chemin entre ce film et "Millenium", et montre son talent à multiples facettes. Toutefois, l'on peut regretter que le film ne soit pas un peu plus introspectif, un peu plus lent pour que l'on puisse savourer, un peu plus triste pour rappeler cette époque lointaine. La narration moyennement travaillée nous laisse sur notre faim et ne colle pas vraiment avec l'esprit du Sherlock Holmes de la littérature. C'est ici dans l'action, dans le spectaculaire que le réalisateur nous a jetés, et non sans intelligence. En plus, les effets spéciaux sont à tout casser, et le tout devient encore plus dynamique que le premier. De la bombe, mais qui aurait pu être plus raffinée. 3/5

 

Le deuxième : Another happy day

 

ANOTHER-HAPPY-DAY.jpg 

Synopsis et détails

Lynn débarque chez ses parents pour le mariage de son fils aîné, Dylan. Elle est accompagnée de ses deux plus jeunes fils, Ben et Elliot. La propension de ce dernier à mélanger alcool, drogues et médicaments ne le prive pas d'une certaine lucidité sur la joie des réunions de famille.
Et la réunion, de fait, est joyeuse : grands-parents réac, tantes médisantes, cousins irrémédiablement beauf.
Sans compter le premier mari de Lynn qui arrive flanqué de sa nouvelle femme tyrannique.
Chaque matin annonce décidément un nouveau jour de bonheur.
Une comédie sur des adultes en guerre, des ados en crise et le mariage qui les rassemble tous... pour meilleur et pour le pire.

 

Mon avis :

On imagine ce film comme "Quatre mariages et un enterrement", ou une autre comédie romantique sur la famille et le bonheur du mariage, avec l'inévitable soeur folle qui revient... C'est un peu le cas, mais l'on découvre un contenu beaucoup plus philosophique et profond que l'on le croyait, ce qui finit par ressembler à un "La famille Tenenbaum" version fête de mariage. Ce film se laisse difficilement appréhender car il oscille entre la comédie et le drame psychologique mais au final, il propose plusieurs personnages intéressants : la mère, perdue, malheureuse à cause de ses enfants et de sa famille séparée, la grand-mère, une femme forte, de caractère, angoissée par la mort de son mari qui approche, le grand-père un peu zombie, le frère drogué, perturbé, la soeur dépressive, bizarre mais attachante et admirable vers la fin, et toute une galerie d'Américains dont certains sont des clichés ambulants (les tantes mauvaises langues par exemple). Un film très touchant, particulier, qui ne parle presque pas de mariage mais s'en sert comme excuse pour dresser un portrait familial de la famille dysfonctionnelle sur plusieurs générations. Tout cela se termine par la mort mais aussi par l'espoir, par les exemples de bonheur, de relations humaines qui tentent de se tisser plus solidement, par les exemples d'identités à la recherche de leur forme, encore jeunes et pleines d'énergies... "Another happy day" reste un film très humain, riche de toutes sortes de significations, aux interprètes convaincants. Et une petite larme à l'oeil n'est pas à exclure. 4/5

Par Vampirella Orasul - Publié dans : Critiques de films
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Jeudi 3 novembre 2011 4 03 /11 /Nov /2011 02:44

TINTINLICORNE.jpg Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne 8/10

Date de sortie cinéma : 26 octobre 2011

Réalisé par Steven Spielberg
Avec Jamie Bell, Andy Serkis, Daniel Craig, plus

Titre original : The Adventures of Tintin: Secret of the Unicorn
Film pour enfants à partir de 6 ans
Allofamille Pour les familles : plus de détails sur Allofamille.fr 
Long-métrage néo-zélandais , américain . Genre Aventure , Animation
Durée : 01h47min Année de production : 2011
Distributeur : Sony Pictures Releasing France

Dans les festivals : Voir les 1 prix et 0 nominations

Synopsis : Parce qu’il achète la maquette d’un bateau appelé la Licorne, Tintin, un jeune reporter, se retrouve entraîné dans une fantastique aventure à la recherche d’un fabuleux secret. En enquêtant sur une énigme vieille de plusieurs siècles, il contrarie les plans d’Ivan Ivanovitch Sakharine, un homme diabolique convaincu que Tintin a volé un trésor en rapport avec un pirate nommé Rackham le Rouge. Avec l’aide de Milou, son fidèle petit chien blanc, du capitaine Haddock, un vieux loup de mer au mauvais caractère, et de deux policiers maladroits, Dupond et Dupont, Tintin va parcourir la moitié de la planète, et essayer de se montrer plus malin et plus rapide que ses ennemis, tous lancés dans cette course au trésor à la recherche d’une épave engloutie qui semble receler la clé d’une immense fortune… et une redoutable malédiction. De la haute mer aux sables des déserts d’Afrique, Tintin et ses amis vont affronter mille obstacles, risquer leur vie, et prouver que quand on est prêt à prendre tous les risques, rien ne peut vous arrêter…

 

 

Critique :

 

C'est une véritable réussite, tonnerre de Brest !

Steven Spielberg s'est montré brillant en réalisant cette adaptation des aventures de Tintin, et pourtant, il s'est aussi librement écarté d'une version qui collerait trop à la bande dessinée. Pour lui, il n'y a pas de ces petites cases, et il a évité l'aplat et les dialogues à bulles pour donner de la vie et une énergie foudroyante à ses aventures.

Ses personnages reprennent à merveille le caractère des héros originaux en les transformant en aventuriers tout aussi intrépides que des James Bond et des Pirates des Caraïbes.

On n'a même pas le temps de reprendre son souffle puisque toutes ces aventures sont menées tambour battant. Et malgré le rythme rapide, l'aspect humain n'est pas du tout limité, bien au contraire : nous retiendrons par exemple le capitaine Haddock qui donne une leçon à un Tintin découragé qui croit que tout est tombé à l'eau "réaliste, mais c'est un synonyme de défaitiste". "Les murs, il faut les enfoncer", et ses expressions faciales s'accordent parfaitement à son discours, il nous a convaincus. Un peu moralisteur, le film de Spielberg reproche souvent au capitaine Haddock son alcoolisme, en l'exagérant même un peu, mais en évitant que cela devienne un nuage noir en y ajoutant une pointe d'humour. L'épisode du mirage dans le désert reste impressionnant quand le navire de Rackham le rouge fait brusquement irruption dans le sable, nous faisant revivre les aventures du passé.

Qu'ils soient sur un canot de sauvetage (auquel il ne manquerait pas une bouteille de whisky) ou dans un avion qui a besoin de carburant "à l'alcool", les deux héros ne manquent pas de courage. Certes, il manque dans cet épisode le professeur Tournesol qui donnerait du piquant à tout cela, sans lui, ce n'est pas pareil. On retrouve tout de même la chère cantatrice qui rend malade le capitaine Haddock, et Milou aussi. Spielberg a parsemé son film d'humour, le capitaine Haddock qui fait un feu sur le canot de sauvetage, ou Milou qui se tient les oreilles quand la cantatrice chante, ce sont de délicieux moments. Tout va peut-être un peu trop vite, voilà le défaut que l'on peut reprocher à ce film plein de fureur de vivre, mile millions de mille sabords ! On aimerait parfois que tout cela se déroule au ralenti. N'empêche que l'on attend déjà un autre opus du même genre, tout aussi énergique. Avec une petite touche de mystère en plus et la même dose d'aventure et d'humour qui font carburer ce film à fond. 

Par Vampirella Orasul - Publié dans : Critiques de films
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