Si seulement on avait "17 ans encore"... Le film-party qui redore le blason de l'adolescence

Publié le par Josée - Vampirella Orasul

Hier soir, j'ai vu un film qui m'a complètement énergisée, j'en suis revenue presqu'en dansant sur les Champs-Elysées sous la pluie battante. Il s'agit évidemment de ce genre de films qu'on a un peu honte d'aimer, ou ceux dont on devrait avoir honte sans pouvoir s'empêcher de les aimer, celui-ci en fait partie. Je ne prétends pas qu'il s'agisse d'un film à Oscar mais il a le mérite de faire partie d'une catégorie fort appréciable dans la vie quotienne, le "feel good movie". Le genre de films que je regarderais mille fois, un peu comme "Be happy" et "La môme" pour ne nommer que ceux-là. Allez-y avec mes encouragements, si toutefois vous vous permettez pour une fois d'enlever votre chapeau sérieux pour mettre votre chapeau de Mickey et vous changer les idées.
17 ans encore, Etats-Unis, 2009, 1h40
Titre original: 17 again
Comédie de Burr Steers
Avec: Zac Efron, Matthew Perry, Leslie Mann
Date de sortie: 22 avril 2009
5 étoiles (dans le genre)



Synopsis:
Mike O'Donnell, un homme de 37 ans, trouve sa vie ennuyante et pathétique. Il se sépare de sa femme et vit avec son meilleur ami. Ses enfants le considèrent comme un loser. "Si seulement on avait droit à une seconde chance ?" Et il ne croyait pas si bien dire ! Son voeu va être exaucé.
Le lendemain matin, Mike découvre qu'il a à nouveau 17 ans! Bien décidé à réparer ses erreurs personnelles, il s'inscrit au lycée pour aider ses enfants. Mike s'aperçoit vite que sa fille est beaucoup moins sage qu'elle ne parait et que son fils, Alex, est le bouc-émissaire de l'athlète de l'école.
Son adolescence était bien différente de celle d'aujourd'hui !

Critique:


La comédie "teenager movie" version endiablée et porteuse d'un message moral, qui ne révolutionne pas le genre mais séduit par son charme


Zac Efron, poursuivant sur la lancée de High school musical 3 semble tout à fait à son aise dans cette comédie où il incarne Mike O'Donnell, un homme de 37 ans qui a perdu 20 ans de sa vie à être maussade et dire à sa femme qu'elle avait gâché sa vie. Après 20 bonnes minutes assez plombantes nous immergeant dans le drame que vit cet homme de 37 ans au bout du rouleau, ayant l'impression d'avoir raté sa vie, le film trouve son rythme et se poursuit d'une façon effrénée. Cependant, il évite un des écueils du genre, c'est-à-dire le côté superficiel, par des dialogues intelligents sans être soutenus qui conviennent à la comédie pour ados. 17 ans encore ne frappe pas par l'originalité de son intrigue du genre "et si c'était à refaire", ce que l'on retrouve dans de nombreux films, notamment Click télécommandez votre vie ou L'effet papillon, ce qui le rend par moments un peu triste et nostalgique.


De plus, on remarque la présence de nombreux clichés exagérés, comme par exemple, se faire mettre à la porte de son travail et se disputer avec son ex-femme qui vient de demander le divorce le même jour, et d'autres images toutes faites à la Beverly Hills 90210 du style arriver au lycée en voiture branchée et les plans ralentis montrant "l'ado cool vedette du lycée". L'immense fête dans la baraque de parents (en l'occurence celle de son meilleur ami), obligatoire dans le film d'ado et renvoyant à une scène hilarante du film L'homme d'Encino, trouve néanmoins un moyen de devenir mémorable par le grand désordre créé au milieu des collections d'objets de films, par la fin brutale causée par l'arrivée de la directrice du lycée et des baffes que l'ado récolte ensuite.


Comédie pleine d'entrain à la manière des films de Disney qui doivent nécessairement se terminer bien, 17 ans encore ne se départit pas d'une certaine naïveté mais se démarque en créant des personnages originaux. Plusieurs des personnages secondaires attirent l'attention: par exemple, le meilleur ami qu'on rejetait au lycée, devenu riche pour avoir inventé le logiciel anti-pirate des films, fan de Star Wars, Le Seigneur des anneaux, etc. Bien malgré lui, il se fait passer pour le père de Mike et drague la directrice du lycée qui étonnamment, parle aussi la langue elfe, ce qui arrive à les rapprocher.


L'humour décapé de certaines scènes et de tout le film en général arrive à passer outre ces sentiments de nostalgie qui amènent à vouloir vivre dans le passé, alors qu'on comprend que le passé et le présent ne font qu'un: l'un est la conséquence de l'autre et comme par magie, une fois que les problèmes du passé sont résolus, on retourne vers le futur. Le film rappelle justement bien des scènes de Retour vers le futur, comme par exemple ce moment où l'ado joué par Zac Efron danse avec la mère et l'autre scène cocasse où sa fille le drague, subjuguée par son charme, sans savoir qu'il est en fait son père. Même s'il porte un oeil réaliste sur les adolescents d'aujourd'hui, comme par exemple dans cette scène où ils filment tous avec leur téléphone une scène de bataille entre Mike et un méchant garçon du lycée, petit film qui se retrouve aussitôt sur youtube, le film évite la vulgarité et délivre un message non seulement romantique, mais moralisateur.


Certes un peu puritain et difficilement crédible (ce moment où Mike essaie de convaincre sa fille de laisser tomber son copain qui n'en vaut pas la peine alors qu'il semble avoir 17 ans comme elle), on peut se laisser séduire par les bonnes intentions que l'on devine derrière, tant qu'on ne prend pas ce message au premier degré. La fin apporte une coupure trop nette puisqu'il semble manquer 15 minutes d'épilogue, ce qui est un peu incohérent pour un film qui voulait transmettre un message moral: il aurait fallu la "morale de cette histoire" avec un aperçu de ce que deviennent les personnages, la façon dont les enfants réagissent au retour de leur père, etc.


La musique rythmée, les cheerleaders enjouées et scènes enthousiastes en plus des dialogues brillants et du charme de l'acteur transforment le film en vitamines, à prendre pour se sentir bien, un exercice à renouveler souvent.



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Publié dans Critiques de films

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