Numéro 9 (2009), de Acker, un autre chef-d'oeuvre plus sobre du film d'animation, avec des figurines adorables humanisées !

Publié le par Josée - Vampirella Orasul

Date de sortie : 19 Août 2009   
Réalisé par Shane Acker
Film américain. 
Durée : 1h 20min. 
Année de production : 2008
Titre original : 9
Distribué par SND



Scénario :
Dans un futur proche, la Terre a été ravagée par une grande guerre entre les hommes et les puissantes machines qu'ils avaient crées. Sachant l'humanité condamnée, un scientifique créé 9 petites créatures, fragiles et sans défense à partir d'objets divers ramassés dans les décombres. Incapables de s'opposer aux machines, ils ont formé une petite communauté survivant au jour le jour dans les décombres. Mais le dernier né de cette famille, le Numéro 9 a une mission. Il détient en lui la clé de leur survie et devra convaincre ses camarades de quitter leur refuge de fortune pour s'aventurer au coeur du royaume des machines. Ce qu'ils vont découvrir en chemin représente peut-être le dernier espoir de l'Humanité.

Critique :

"Numéro 9" propose une aventure fantastique pour grands et petits. Il s'agit d'une fable sur la liberté, la lutte que l'on doit mener pour survivre, lutte que mènent de petites figurines humanisées adorables, évoluant dans des décors fascinants, très sophistiqués, ceux d'une ville à l'abandon. Le film nous fait voyager dans un autre univers, nous propose de voir le monde d'une autre façon, un peu comme dans "Ratatouille", et cela surprend agréablement !

Shane Acker, le réalisateur, est une sorte de parfait inconnu sponsorisé par Tim Burton, le producteur du film, à qui on va attribuer à tort la réalisation, comme c'était le cas pour "L'étrange Noël de M. Jack". Acker avait déjà réalisé un court métrage intitulé "9" alors qu'il était étudiant à l'UCLA ; il a de plus participé 6 mois au tournage du "Seigneur des anneaux" en tant qu'animateur.

Son oeuvre sympathique a tout pour plaire : cette animation de style science-fiction est remplie de bonnes idées et d'énergie, mais ne verse heureusement pas dans la superproduction à la guimauve. Le réalisateur a su mettre en scène des personnages mignons auxquels on peut s'identifier, ils sont faits dans un esprit artisanal avec des matériaux de fortune, ce qui les rend plus modestes en tant que héros. Dans leur simplicité, ils deviennent humanisés et surpassent d'autres personnages des animations, qui semblent "faire un show". Les numéros créés par le scientifique, tout aussi intelligents que Wall-e, le petit robot génial, et aussi courageux que Coraline, petite fille qui se retrouve dans un univers parallèle, font penser aux héros de "Toy story". Avec les voix d'Elijah Wood, de Martin Landau et de Jennifer Connelly, ces machines prennent une dimension humaine et ne cherchent qu'à survivre dans un monde impitoyable. Ces personnages particuliers évoluent dans une intrigue au scénario bien classique qui manque un peu de surprise mais pas de force poétique. La technologie a fini par détruire le monde ("Terminator") et de méchantes machines en veulent aux plus faibles ("Transformers"), les survivants doivent affronter la ville déserte sans céder au découragement ("Je suis une légende").

Les très belles images restent toutefois sobres, comme les créatures aux tons neutres (beige). En évitant la surenchère d'effets spéciaux, le réalisateur rend l'intrigue plus convaincante parce qu'il mise sur des personnages attachants. Toutefois, il faut reconnaître que le spectacle n'est pas aussi joyeux que "Là-haut", il n'en a pas la force de frappe avec ses couleurs superbes, et l'ensemble est moins humain que "Coraline" puisque le seul vrai personnage "être humain" est un scienfique que l'on retrouve dans des flash-back du passé. Le beau spectacle visuel manque donc un peu d'émotion à certains moments par son intrigue trop classique.

"Numéro 9" reste tout de même un agréable divertissement de fin d'été, avec un rythme soutenu et beaucoup d'allure sur le plan graphique, qui peut faire un peu peur aux plus jeunes !

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Publié dans Critiques de films

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